Archives pour janvier 2008

Pour ceux qui pensaient que l’Halloween était la fête des citrouilles, que ce soir-là, elles règnaient en reines dans tous les foyers, autant vous dire que vous vous êtes trompés. L’Halloween est la soirée des crapauds. À la brunante, les crapauds et crapaudes lustrent leurs verrues et chaussent leur souliers à claquettes. Le roi Crapou 1er, dont le grain velouté de la peau fait bleuir de jalousie les grenouilles et autres rainettes voisines, ouvrira le bal avec Crapaude, sa vingt-huitième conjointe. On ne sait toujours pas si Crapou 1er est le plus beau de tous les temps ou le plus beau de tout l’étang… mais, personne ne remet en question sa qualité de danseur. Sa sveltesse et sa grâce en font le plus délicat des crapauds. C’est bien pour cela qu’il fut nommé et couronné roi.Ce soir du 31 octobre, tous les crapauds couvriront la surface de tous les étangs et danseront jusqu’au matin. L’air résonnera de toutes leurs claquettes comme autant de grillons chantants.
Bonne nuit d’Halloween à tous les crapauds !
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En Chine, les crottes de poulets ne vont pas aux poubelles, elles produisent de l’électricité ! Ces fientes sont traitées dans des usines de biogaz qui en récupèrent le méthane. 3 millions de poulets d’une usine de Pékin fournissent 192 tonnes d’excréments. La vente d’électricité produite rapporte 1 million de $ par an. Pékin voit grand et, d’ici 2010, ouvrira 4700 usines de grande taille pour alimenter 40 millions de foyers.

(visitez en passant le site : PMAF : Protection mondiale des animaux de ferme)
Quant à l’Australie, elle lorgne du côté de ses kangourous. Contrairement aux bovins et ovins dont les flatulences produisent 14% des émissions de gaz à effet de serre, les pets de kangourous ne dégagent pas de méthane, ce puissant gaz à effet de serre.
Pourquoi ? Parce que le kangourou a la chance de loger dans son tube digestif une bactérie écolo ! Celle-ci facilite la digestion et élimine les ballonnements !
L’équipe du Dr. Athol Klieve propose de plancher sur ce microorganisme, de l’isoler, puis de l’implanter dans le système digestif des ovins et bovins pollueurs. Mais ces recherches demanderont près de 3 ans d’étude. En attendant, une autre solution est envisagée : bannir bœuf et mouton du barbecue et les remplacer par des steaks de kangourou. Effets diététiques assurés : la viande de kangourou est pauvre en gras, riche en protéines, et saine, car elle ne provient pas d’élevage industriel et ne contient donc ni vaccins ni antibiotiques.

Manger du kangourou permettrait aussi de réguler une population de marsupiaux qui, dans certaines régions, atteint des niveaux inquiétants.
Quand vous verrez dans votre assiette une cuisse de poulet chinois ou un ragout de kangourou, dites-vous que vous participez à la lutte contre le réchauffement climatique !
(Source : Courrier international, n°897, 10 janvier 2008)
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Le Web 2 est devenu une grande cour d’école sans surveillance. On est loin de la Guerre des tuques ou des boutons. Loin de la taquinerie qui, bien que reçue de façon différente par les taquinés, permet malgré tout d’inverser les rôles. Je te taquine, tu me taquines, on se fâche et demain, on fait la paix. Loin des graffitis gribouillés sur les murs des toilettes de l’école. Aujourd’hui, la diffusion éclate et franchit les clôtures de la cour d’école.
Le Web 2 a donné à cette raillerie insultante et blessante qu’est le sarcasme un espace sans limites. Le sarcasme choisit sa victime, la ridiculise, l’abaisse et la détruit. Le blog, la page web personnelle, le forum de discussion, sont ses plaques tournantes. S’y expriment, pêlemêle, chantage, menace, pression ou intimidation pour le plaisir de l’agresseur et de ses acolytes.

La cyberintimidation est née, nouveau mot dans le registre du vocabulaire haineux.
D’un côté, devant son écran qui lui offre l’illusion de l’impunité, l’agresseur masculin ou féminin crache sa haine, se délecte de ses propos et, ce faisant, en rajoute. Car il est là aussi, le problème : fébrilité et surchauffe. On tape plus vite que sa pensée, on clique plus vite que sa raison.
De l’autre côté, la victime. Rumeurs, commérages, exclusion. Plus les agressions virtuelles augmentent, plus les comportements de l’agresseur se manifestent à l’école et sont appuyés par ses acolytes, et plus la victime souffre d’exclusion, de rejet. Elle doit affronter le regard et le jugement d’autrui, ou faire tout pour les éviter. Le fait d’être exclue dégrade sa confiance en elle et la pousse à l’isolement. Les résultats scolaires baissent et avec eux, l’estime de soi. L’agresseur a gagné.
Un site intéressant sur la question : FINIE L’INTIMIDATION. Allez voir l’histoire de Sarah.
Quelques chiffres révélés par Sécurité Canada : dans les premières années du secondaire, 65% des garçons et 75% des filles se disent verbalement ou socialement agressifs. Ces attaques se produisent généralement entre jeunes du même sexe. Vers la fin du secondaire, ce sont les sentiments amoureux, les frustrations, les refus à une demande de sortie, par exemple, qui vont favoriser les comportements agressifs.
Avec le Web 2, votre passé vous poursuit. Photos compromettantes, propos désobligeants que vous avez un jour lancés, situations gênantes que vous préférez oublier… tout cela peut vous retomber sur le coin de la margoulette. Alors, pour éviter de se trouver un matin sur le cellulaire des copains, les jeunes vont se tenir à carreau, vont perdre confiance dans les copains car chacun d’eux peut se transformer en diffuseur de potins croustillants. Dommage ! L’ère de la spontanéité risque de disparaitre.
Dur, dur d’être un ado !
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QUI SOUFFLERA SUR LES 400 BOUGIES ? CHAMPLAIN OU DUGUA ?
Alors que Québec vient de lancer son programme de festivités, les historiens mettent un petit grain de sable dans l’histoire en posant la question qui tue : qui est le fondateur de Québec ?
Samuel de Champlain, bien sûr ! Nous l’avons appris à l’école !

Notre vedette : Samuel de Champlain
Mais il ne faut pas laisser dans l’ombre un nommé Pierre Dugua de Mons. Celui-ci est nommé Lieutenant général en Amérique septentrionale (= du nord) par le roi Henri IV, en 1603. Il a la mission d’y fonder une colonie et reçoit en échange de cette périlleuse aventure le monopole (= exclusivité) de la traite des fourrures.

1604 : petite expédition en Amérique du nord : Dugua est accompagné de Samuel de Champlain, géographe du roi, et de Jean de Poutrincourt. Installation sur l’Ile St-Croix en Acadie. Le premier hiver, le scorbut tuera 35 des 80 hommes.
1605 : Dugua installe la colonie à Port-royal, toujours sur la baie de Fundy. Il donne à Champlain le titre de Lieutenant.
1608 : Champlain a convaincu Dugua que Québec est un endroit idéal pour y installer la colonie : forêts pleines de gibier, eaux poissonneuses et terres fertiles. Le 3 juillet 1608, il arrive à Québec avec ses hommes et fonde l’Abitation au nom du monopole de Dugua de Mons.
Alors qui est le fondateur de Québec ? Champlain qui a flairé le bon endroit ou Dugua qui a permis et favorisé la fondation de Québec ?
Dans le doute : Bonne fête, Samuel ! Bonne fête, Pierre !
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