Voilà … je viens de passer mon examen écrit de chinois ! Pas les doigts dans le nez, mais en suant légèrement. J’ai commencé mes cours de chinois en janvier, 15 cours de 4 heures à nager dans un océan de sons, de syllabes et de diphtongues très étrangers à notre phonétique française. Mais un pur plaisir de découvertes.
Il faut préciser que nous n’apprenons pas à lire ou écrire les sinogrammes. Nous apprenons la langue chinoise (qui ne s’appelle pas le mandarin) dans sa forme romanisée appelée le pinyin. Nous reconnaissons les lettres de notre alphabet, mais elles sont surmontées d’accents, appelés tons, de quatre sortes différentes qui donnent l’intonation. Un même mot peut vouloir dire bien des choses selon le ton dont il est affublé.
Quant à la syntaxe, il faut reconnaitre que la langue chinoise ne s’embarrasse pas de temps de conjugaison, ni de genres masculin ou féminin, ni de construction complexe. C’est déjà ça de gagné.
Je dois avouer que, lors de nos premières dictées, j’ai éprouvé (et compris) la détresse que peut éprouver un élève immigrant qui entend des mots mais ne comprend rien. Angoisse ! Répétez, s’il vous plait ! Ouf, je commence à distinguer les mots, à les transcrire avec leurs accents, je finis par écrire des phrases.
Alors, voilà … je connais quelque 350 mots que je prononce plus ou moins bien. Mais je ne sais pas encore commander un bol de riz. Ce sera pour le prochain cours qui débutera en septembre. D’ici là , je révise. Et je me plonge dans les Entretiens de Confucius.
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