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Des médecins de 25 hôpitaux britanniques et de 8 hôpitaux étasuniens lancent une recherche sur l’expérience de la mort qui portera sur 1500 cas. Certains patients qui ont survécu à un arrêt cardiaque affirment avoir vu un tunnel ou une lumière vive, ou avoir observé le personnel médical qui s’affairait autour d’eux depuis le plafond de la salle d’opération. L’étude aura justement pour but de vérifier ces dires. Comment ? En installant dans la salle d’opération des photos sur des étagères qui ne peuvent être vues que du plafond. Si les patients se souviennent des images placées sur les étagères, les médecins pourront conclure qu’une activité cérébrale continue après un arrêt cardiaque.
Le responsable de l’étude, le docteur Parmia, explique que la mort n’est pas un moment spécifique mais un processus qui s’enclenche après que le cœur ait cessé de battre, que les poumons aient cesser de respirer et le cerveau de fonctionner. Un arrêt cardiaque réunit ces 3 critères. Mais, parfois une intervention peut réussir à relancer le cœur et à stopper le processus de la mort. C’est pendant cette période de réanimation que le patient peut expérimenter « une sortie du corps ».
L’expérience de la mort… une expérience à vivre ?
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J’ai appris que Catherine Lunardi lançait son premier roman Flash, chez Editas, ce mois-ci. Elle s’adresse aux ados de 14 à 16 ans, mais le roman n’est pas interdit aux plus vieux. Catherine connait bien les jeunes, ce qui les anime et ce qui les empoisonne ! Elle nous raconte l’année de Marianne, une année difficile où elle aura à lutter contre les préjugés, les mauvaises copines, les contraintes imposées par le centre d’accueil ou les écoles qu’elle fréquente. Tout ça parce que sa mère a décidé de partir un an sans laisser d’adresse, sans donner signe de vie. Un récit plein de rebondissements qui nous entraine dans le tourbillon que va vivre Marianne.
Voilà un bon roman, à l’intrigue prenante. La couverture est superbe : Flash ! Un titre à retenir.
Bravo, Catherine ! Et bon lancement, ce lundi 22 septembre, au restaurant I Sensi.
Catherine invite ses lecteurs à la rencontrer sur son blogue.
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La religion dont le principe est de « relier », de « réunir », est une formidable arme de désunion. Elle désunit dans une même famille, dans une même communauté, ceux qui croient et ceux qui ne croient pas, ceux qui pratiquent et ceux qui ne pratiquent pas, ceux qui suivent à la lettre les rituels et interdictions et ceux qui les escamotent.
Alors que dire des tenants de religions différentes qui doivent partager un même territoire ?
Voici l’histoire de Shifa. Palestinienne convaincue que la vengeance passe par les armes et par le sang, elle décide de devenir kamikaze. À la mémoire de ses proches assassinés, pour les venger et pour punir ceux qui infligent des sévices à son peuple, elle est prête à abandonner sa fillette de 7 ans qu’elle élève seule. Mais deux heures avant l’attentat programmé dans une station balnéaire israélienne, elle est arrêtée chez elle par l’armée israélienne. Elle passera six ans en prison où, pendant le premier mois, elle sera forcée sous la torture de passer aux aveux et de livrer les instigateurs de l’attentat.
La prison sera une expérience douloureuse qui changera sa vision des choses. Aujourd’hui, elle en est sortie, a créé l’association Combattants pour la paix et milite pour la paix et le dialogue. Que s’est-il donc passé ?
Avant de vivre la prison, elle était persuadée que tous les Israéliens étaient racistes et ne voulaient que la destruction de son peuple. Elle rencontre des gardiennes de prison qui lui font voir un autre visage. L’une d’entre elles disait aux prisonniers : « Je pourrais me venger sur vous, venger la mort de mon frère tué dans un attentat. Mais je vois que vous souffrez autant que moi. Ce sont les chefs politiques qui jouent avec notre destin ».
Son association regroupe des Palestiniens et des Juifs israéliens et se fixe comme objectif de changer la perception dominante qui fait de l’Autre un ennemi mauvais. Ses membres veulent favoriser le dialogue pour parvenir à la coexistence, sereine sinon paisible, des deux états.
Espérons que son message sera entendu au-delà de l’association des Combattants pour la paix
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Elle s’appelle Nujoud Ali, vit au Yémen, n’a que dix ans et du courage dans les veines. En avril 2008, accompagnée de son avocate, elle s’est rendue au tribunal pour demander le divorce. Mariée de force par son père à un homme de trente ans, elle subit violence et humiliation dès le premier jour. Alors, elle s’en plaint à sa famille, puis à la famille de son mari. Rien n’y fait. Au Yémen, on ne rompt pas un mariage.
Le cas de Nujoud n’est pas unique. Nombre de petites filles connaissent le même sort : un chiffre effrayant qui frôle les 50% de filles. La pauvreté pousse ces pères à marier leur enfant précocement. Mais aussi le poids de la tradition yéménite et l’idée enracinée qu’il est plus facile de transformer une jeune vierge en épouse soumise et docile. Il faut savoir que les hommes trouvent ces mariages légitimes et qu’ils ne considèrent absolument pas qu’il s’agit de pédophilie. Pourtant, une loi de 1992 fixait l’âge minimal à 15 ans. Cette loi est révisée en 1998 : le Parlement permettra le mariage des petites filles à condition qu’elles ne vivent pas avec leur mari avant d’atteindre leur majorité sexuelle.
L’affaire de Nujoud a fait grand bruit dans le pays. Avertis par l’avocate de l’enfant, journalistes et photographes avaient envahi la salle d’audience. Le père et le mari sont présents (le juge, très compréhensif, avait pris soin de les incarcérer la veille pour s’assurer de leur présence). Le juge offre deux options à la petite : une séparation ou un divorce permanent. La petite n’a pas hésité !
Nujoud est retournée habiter chez son père, disant lui avoir pardonné. Elle jure ne jamais se remarier et veut devenir avocate spécialiste des droits de l’homme.
Pour lire son témoignage, taper son nom dans Google.
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J’ai toujours été une fan des Beatles et de Paul McCartney. Mais, l’entrevue qu’il a accordée à Radio-Canada m’a beaucoup déçue. Lui, il m’a beaucoup déçue !
Il aurait choisi Radio-Canada parce que son entrevue serait diffusée à travers le Canada, dans les deux langues. Premier mauvais choix : c’est au Québec que sa présence a lancé la controverse. De cette entrevue exclusive de plus de 20 minutes, les 12 premières au moins étaient un exercice d’improvisation sur le Québec, son histoire et le général Wolfe. Montcalm…ça ne vous dit rien ? Puis, il a bafouillé son ignorance des villes en général (sous-entendu Québec en particulier), son désintérêt pour la vieille histoire (c’est son droit), sa désinvolture quant au lieu historique des Plaines d’Abraham (lieu d’une défaite et non d’une conquête). Et sa question assassine : de quoi se plaignent les francophones ? qui rappelle étrangement celle-ci : What does Quebec wants ?
Je n’avais rien contre sa venue ici, d’autant plus que son concert était gratuit (qui a payé ?), mais hier soir, j’ai changé d’avis. Il aurait dû se préparer avant d’avoir notre journaliste au bout du fil, connaissant parfaitement l’objet de cette entrevue. La journaliste nous avait quand même prévenus que Sir McCartney était plus à l’aise quand il parlait de lui.
La seule phrase à retenir : sa propre réponse à sa question. Les francophones ont gagné !
C’est vrai. Ils ont gagné puisqu’ils sont toujours là, encore plus nombreux.
Bonne fête, Québec ! Et longue vie !
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Pour quelque 24$, vous pouvez déguster un plat de pénis de chien russe. Pas n’importe quel chien, mais celui dont l’acte sexuel dure 48 heures et la saison des amours pas moins de 7 mois. Vous ne doutez donc pas de l’efficacité thérapeutique d’un tel plat pour raviver sa libido !
Alors, où trouver ce délicieux mets qui se mange rôti, grillé, en tranches ou même cru ? Pas dans un resto près de chez vous, à moins que vous n’habitiez Pékin. Là, notre audacieux restaurateur propose une foule de plats à base de pénis et de testicules d’animaux, bien sûr, et en vante leurs qualités bienfaisantes pour la peau, le bon fonctionnement des reins et les problèmes d’érection. Le menu offre des pénis de chevreuils, de serpents, de yaks, et de canards entre autres… Un célèbre dicton chinois nous apprend que les Chinois mangent tout ce qui a quatre pattes, sauf les tables, et tout ce qui vole, sauf les avions.
Le Guolizhuang a ouvert ses portes il y a deux ans, à Pékin, et s’est rapidement taillé une bonne réputation auprès d’une clientèle aisée. Fort de ce succès, le restaurateur a ouvert cinq autres succursales et a même osé s’installer dans le Chinatown d’Atlanta, aux États-Unis. Attention, ce mets n’est pas recommandé pour les jeunes de moins de 15 ans et pour les femmes enceintes.
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Une nouvelle espèce de fourmis est-elle née ? Ou est-ce un nouveau film hollywoodien plein de fourmis virtuelles ?
Non, tout simplement, des fourmis, des milliards de fourmis, qui s’en prennent aux ordinateurs, nous révèle le journal de Chicago, le Chicago Tribune. Dans la région de Houston, ces insectes gloutons endommagent tout ce qu’ils trouvent sur leur route : ordinateurs, compteurs électriques, centres de traitement des eaux. Elles ne se nourrissent pas de puces électroniques, mais elles mâchouillent le matériau isolant qui protège les câbles et coupent les fils électriques. Mais quand une fourmi meurt par électrocution, son corps dégage une odeur, une phéromone, qui avertit ses copines. Du coup, celles-ci rappliquent illico et meurent les unes après les autres. Tous ces petits corps s’amoncèlent et provoquent des dégâts dans les circuits.
On les reconnait à leur façon de se déplacer : elles courent dans tous les sens au lieu de marcher en file indienne comme leurs copines. On les a d’ailleurs baptisées les fourmis folles. On se demande encore d’où elles viennent. On suppose qu’elles seraient arrivées à bord d’un cargo au port de Houston en 2002. Et pourquoi aiment-elles tellement l’électronique ? On pense qu’elles détectent les champs magnétiques des ordinateurs et autres appareils électroniques et ces champs leur indiquent où trouver de la nourriture. Mais voilà… elles tombent sur des circuits pas très nourrissants. Alors, elles grignotent.
On pense aussi que tous ces appareils leur servent d’abri. Elles sont au chaud, bien protégées, et super informées sur le monde !!!! De plus, ces colonies de fourmis invasives ont plusieurs reines, ce qui leur permet de se reproduire beaucoup plus vite.
Alors, si vous voyez une patte de fourmi entre deux touches de votre clavier, dites-vous que vous êtes devenu la proie des fourmis folles. Et si vous hébergez une reine… ouf…
Bonne chance !
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Une expérience vient d’être lancée dans une école primaire de Strasbourg, en France : 250 écoliers s’engagent à ne pas allumer de télé, d’ordinateur ou de console de jeux pendant 10 jours.
Un défi que ces jeunes veulent relever pour prouver qu’on peut « voir autrement ». Bien sûr, ces jeunes ont été préparés à ce défi par les associations de parents et de quartier. Ils ont appris, en scrutant les messages télé, à démasquer les intentions derrière les annonces publicitaires, les jeux, les émissions qui leur sont adressés. Ils ont pu ainsi porter un regard différent sur le dieu-écran et comprendre comment ils deviennent la cible choisie des annonceurs et producteurs.
Évidemment, il faut occuper ces petits ! On leur offre alors des activités de plein air, des activités sportives ou artistiques, après l’école.
Et pour faire taire ceux qui se plaignent de passer trop de temps à l’école, voici quelques chiffres : un enfant du primaire passe en moyenne 1200 heures devant ses écrans contre 800 à 900 à l’école. Cependant, il aura vu sur ses écrans quelque 8000 meurtres. Pas de quoi ouvrir l’esprit !
Cette expérience aurait, parait-il, déjà été menée au Québec et aurait montré une réduction très nette des paroles et des actes violents. À cela s’ajoute une amélioration dans la qualité de l’alimentation et donc de la santé. Comme quoi, télé et obésité vont souvent de paire.
La question : ce régime minceur du temps passé devant des écrans a-t-il un effet à long terme ? Les jeunes retrouvent-ils avidement leurs écrans après l’expérience ?
À suivre…
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La politesse fait du bien, à soi et aux autres. Tout d’abord, elle permet d’amorcer ou d’entretenir des échanges. Dire « bonjour, comment allez-vous ? » est un rituel simple, mais qui sert à maintenir le lien social, à démontrer ses bonnes intentions. Même si vous ne voulez pas vraiment entreprendre une conversation avec cette personne, vous venez de participer au bon fonctionnement de la société.
Des paroles ou des gestes simples pour aider autrui rendent encore plus altruiste. Plus je suis poli, plus je favorise la politesse, car une personne avec qui j’ai été polie le sera à son tour.
Une expérience a été menée pour mesurer l’altruisme : un homme complice des expérimentateurs se tenait debout devant une porte et en gênait le passage. Dans un premier temps, les passants qui le contournaient avaient droit à un mot d’excuse de sa part : « Excusez-moi, je rêvais… » et il leur tenait la porte en ajoutant : « Je suis vraiment désolé… ». Dans un deuxième temps, ces mêmes passants croisaient, quelques secondes plus tard, un jeune homme qui faisait tomber ses dossiers.
Quelquefois, l’homme complice ne disait rien aux passants qui le contournaient. Les expérimentateurs purent observer que lorsque les passants avaient reçu des excuses de la part de l’homme devant la porte, ils étaient plus disposés à aider le jeune homme à ramasser ses dossiers. Voici le score : 43 % des passants qui ont reçu des excuses ont aidé spontanément à ramasser les dossiers contre 21 % des passants qui n’ont pas reçu d’excuses. Et les passants qui ont subi une attitude impolie de la part de l’homme n’étaient que 13 % à aider le jeune homme à ramasser ses dossiers.
Voilà une belle chaine d’altruisme !
De plus, la politesse renforce la confiance des personnes âgées envers les jeunes. Elle assure le lien entre générations et confirme que les jeunes sont « ben correcks » !
Aussi, la politesse désamorce les conflits alors que la grossièreté et l’inconvenance attisent les hostilités. Votre prof vous réprimande ? Restez poli et la sentence sera plus douce. Votre ennemi vous injurie dans la cour d’école ? Désarmez-le en restant poli ! Il perdra la face et vous gagnerez en popularité !
Enfin, les formules de politesse ont un effet bénéfique sur la mémoire. On se souvient plus facilement des demandes qui ont été formulées poliment que celles qui ne comportent pas de marques de politesse.
Prochain billet : enseigner la politesse à l’école. Projet viable ?
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Voilà… je viens de passer mon examen écrit de chinois ! Pas les doigts dans le nez, mais en suant légèrement. J’ai commencé mes cours de chinois en janvier, 15 cours de 4 heures à nager dans un océan de sons, de syllabes et de diphtongues très étrangers à notre phonétique française. Mais un pur plaisir de découvertes.
Il faut préciser que nous n’apprenons pas à lire ou écrire les sinogrammes. Nous apprenons la langue chinoise (qui ne s’appelle pas le mandarin) dans sa forme romanisée appelée le pinyin. Nous reconnaissons les lettres de notre alphabet, mais elles sont surmontées d’accents, appelés tons, de quatre sortes différentes qui donnent l’intonation. Un même mot peut vouloir dire bien des choses selon le ton dont il est affublé.
Quant à la syntaxe, il faut reconnaitre que la langue chinoise ne s’embarrasse pas de temps de conjugaison, ni de genres masculin ou féminin, ni de construction complexe. C’est déjà ça de gagné.
Je dois avouer que, lors de nos premières dictées, j’ai éprouvé (et compris) la détresse que peut éprouver un élève immigrant qui entend des mots mais ne comprend rien. Angoisse ! Répétez, s’il vous plait ! Ouf, je commence à distinguer les mots, à les transcrire avec leurs accents, je finis par écrire des phrases.
Alors, voilà… je connais quelque 350 mots que je prononce plus ou moins bien. Mais je ne sais pas encore commander un bol de riz. Ce sera pour le prochain cours qui débutera en septembre. D’ici là, je révise. Et je me plonge dans les Entretiens de Confucius.
Voici le sinogramme de Bonne chance !

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