Archives pour la catégorie “Sciences”
Galápagos , qui avaient enchanté Darwin et dont les fameux pinsons lui avaient inspiré la théorie de l’évolution des espèces, voient leur équilibre menacé par une certaine faune. Il s’agit « d’immigrants » venus d’Équateur (à qui appartiennent les iles G.) pour travailler dans les constructions de sites touristiques. Ils y gagnent des salaires supérieurs à ceux qu’ils toucheraient au pays. Une population locale habite déjà deux villes sur ces iles et le droit de résidence n’est plus accordé depuis 1998. Seuls, les travailleurs qui détiennent un permis de travail peuvent y séjourner. La police pourchasse donc les travailleurs illégaux et les renvoie en Équateur.
Les Galápagos et, de fait, le gouvernement équatorien s’enrichissent grâce au tourisme (100 000 visiteurs par an) qui se développe, mais nuit à la vie des premiers habitants des iles : les tortues, les iguanes et autres espèces endémiques (se dit d’une espèce vivant dans un territoire bien délimité). Le pays avait accordé 3% du territoire au développement urbain et avait fait en sorte que les 97% restant soient protégés et classés comme parce naturel. Cependant, le tourisme grignote un peu plus cet espace. En 2007, les Nations Unies ont inscrit les iles Galápagos sur la liste du patrimoine mondial en péril.
De plus, les scientifiques ont découvert la présence d’un moustique, le Culex, qui transmet des maladies aux animaux de l’ile. Ce moustique est un vecteur de maladies apportées par les touristes. Voilà le grand paradoxe : développer le tourisme, source de revenus non négligeable, sans nuire à la préservation des animaux. Ah, si Darwin était là… il mettrait tout ce monde-là dehors !
Pour en savoir plus, lisez Aspirine dans les mystères des Galápagos en cliquant sur lien :
http://emiliesmac.blogauteurs.net/blog/coup-doeil-sur-mes-aventures/
Vous y rencontrerez Darwin, un sale pirate, des nationalistes écossais et les fameuses tortues.
 Dessins de Fabrice Wachter
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Alors que nous fêtons les 400 ans des découvertes de Galilée, Ptolémée se retourne dans sa tombe. Il nous a fait parvenir ces quelques mots.
Excusez-moi, je me suis trompé… Je m’appelle Claude Ptolémée. J’étais un astronome et mathématicien grec, membre de la célèbre école d’Alexandrie en Égypte. J’ai écrit une encyclopédie dont le titre original est Syntaxe mathématique. Les savants du Moyen Âge l’ont rebaptisé Almageste. Bref… j’y exposais ma théorie géocentrique qui place la Terre au centre de l’univers. Après ma mort, en 170 apr. J.-C., ma conception du monde a survécu jusqu’au XVIe siècle. Je n’y suis pour rien, mais c’est tout de même un record de longévité ! Cela mériterait de figurer dans le Guiness Book, non ?
Cours accéléré de grec : géo = terre, helios = soleil
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En latin, nocebo veut dire « je nuirai ». Et c’est exactement ce qu’il fait ! L’effet nocebo se produit lorsqu’une attitude pessimiste ou négative suffit à générer des effets nocifs sur la santé d’un patient. Par exemple, un patient peut subir les effets secondaires d’un médicament simplement parce qu’il sait qu’ils existent. Des personnes qui se croient sujettes à certaines maladies risquent plus de développer ces maladies que celles qui n’y pensent pas. De plus, l’effet nocebo peut être contagieux. Depuis des siècles, les médecins ont observé ce phénomène de propagation de symptômes inexpliqués au sein d’un groupe. De nombreuses questions sont alors soulevées : quels facteurs déclenchent l’effet nocebo? combien de temps dure-t-il ? qui est plus susceptible de subir cet effet ? Les médecins se demandent aussi comment informer leurs patients sans risquer de les voir tomber sous la coupe de nocebo. Des médecins hésitent à opérer des patients convaincus qu’ils vont rester sur la table d’opération. Car c’est ce qui arrive….
Ce qu’il faut retenir, c’est que le phénomène nocebo appartient au domaine de la croyance. Mais cette croyance a des conséquences bien réelles dans le cerveau. Une croyance qui tue ? La mort est la forme la plus extrême de cet effet, mais le phénomène est assez répandu chez les patients et ses dommages sont certains.
La surinformation que fournit internet ne favoriserait-elle pas aussi une certaine dépendance à nacebo en le nourrissant d’interpétations ? Ce malin génie est gourmand et bien nuisible…
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Pour sembler grand quand on est petit, il faut se comporter comme un dominant. Dans une étude du comportement menée à l’Université du Maryland, on a demandé à des acteurs de tenir des rôles de domination ou de soumission. Les spectateurs devaient ensuite estimer la taille des acteurs. Les acteurs qui ont adopté des attitudes de dominance, telles froncer les sourcils, porter un regard direct, garder le corps « ouvert », bras déployés et jambes détendues, se sont vu attribuer 15 cm de plus à leur taille. Il semblerait que de telles attitudes de domination activeraient un réflexe primaire qui fait l’association : grand = fort, donc meneur de groupe.
Du côté des éléphants, les femelles jouent le même jeu. Société matriarcale, le groupe d’éléphants est dirigé par une femelle alpha. Les femelles signalent leur soumission par des barrissements aigus. Mais quand la femelle alpha est concurrencée par une rivale, celle-ci utilise l’astuce des vocalisations plus graves, faisant croire à une plus grande force.
Enfin… l’homme n’est qu’un animal qui rugit plus fort que son voisin….
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Des chercheurs de l’Institut brésilien de recherches spatiales viennent de prouver, images satellites à l’appui, que le fleuve Amazone est le plus long fleuve du monde.
Jusque-là, l’Atlas géographique mondial considérait le Nil comme le plus long fleuve au monde et indiquait une longueur de 6695 km. Cependant, les images satellites montrent que l’Amazone détrône son rival et le dépasse de 140 km.
Les chiffres donnent désormais la première place à l’Amazone avec 6 992,06 km et la deuxième au Nil avec 6 852,15 km.
Mais la longueur de l’Amazone n’était pas l’objet de recherche de l’Institut brésilien. L’étude qui a commencé vers 1995 devait examiner l’érosion sur les rives de l’Amazone. Cette étude a déterminé la source du fleuve : la rivière Apurimac qui se trouve au sud du Pérou, dans les hauteurs des Andes.
Ces nouveaux calculs viennent bousculer les idées reçues et remettent les pendules à l’heure !
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Une nouvelle espèce de fourmis est-elle née ? Ou est-ce un nouveau film hollywoodien plein de fourmis virtuelles ?
Non, tout simplement, des fourmis, des milliards de fourmis, qui s’en prennent aux ordinateurs, nous révèle le journal de Chicago, le Chicago Tribune. Dans la région de Houston, ces insectes gloutons endommagent tout ce qu’ils trouvent sur leur route : ordinateurs, compteurs électriques, centres de traitement des eaux. Elles ne se nourrissent pas de puces électroniques, mais elles mâchouillent le matériau isolant qui protège les câbles et coupent les fils électriques. Mais quand une fourmi meurt par électrocution, son corps dégage une odeur, une phéromone, qui avertit ses copines. Du coup, celles-ci rappliquent illico et meurent les unes après les autres. Tous ces petits corps s’amoncèlent et provoquent des dégâts dans les circuits.
On les reconnait à leur façon de se déplacer : elles courent dans tous les sens au lieu de marcher en file indienne comme leurs copines. On les a d’ailleurs baptisées les fourmis folles. On se demande encore d’où elles viennent. On suppose qu’elles seraient arrivées à bord d’un cargo au port de Houston en 2002. Et pourquoi aiment-elles tellement l’électronique ? On pense qu’elles détectent les champs magnétiques des ordinateurs et autres appareils électroniques et ces champs leur indiquent où trouver de la nourriture. Mais voilà… elles tombent sur des circuits pas très nourrissants. Alors, elles grignotent.
On pense aussi que tous ces appareils leur servent d’abri. Elles sont au chaud, bien protégées, et super informées sur le monde !!!! De plus, ces colonies de fourmis invasives ont plusieurs reines, ce qui leur permet de se reproduire beaucoup plus vite.
Alors, si vous voyez une patte de fourmi entre deux touches de votre clavier, dites-vous que vous êtes devenu la proie des fourmis folles. Et si vous hébergez une reine… ouf…
Bonne chance !
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L’Everest au centimètre près !
Les dernières mesures effectuées par des scientifiques chinois donnent la hauteur réelle de l’Everest : 8 844,3 m. Elles ne tiennent pas compte de la couche de glace de 3,5 m qui couvre le sommet.
Une mesure datant de 1975 donnait 8 848,3 m. La plus récente mesure par satellite en 1993 donnait 8 846, 3m. Même si les dernières mesures lui enlèvent quelques mètres, l’Everest maintiendra toujours son titre de « toit du monde ». Le nom tibétain de cette célèbre montagne est Chomolongma, qui veut dire « déesse-mère du monde », mais elle porte le nom du colonel Everest, un officier et géophysicien britannique. En 1841, celui-ci fut le premier à reconnaitre que Chomolongma était le plus haut sommet de la planète.
L’altitude ne refroidit pas les alpinistes et randonneurs qui sont nombreux à escalader cette déesse. Malheureusement, ils laissent derrière eux des ordures : déchets alimentaires, bouteilles, sacs de couchage, piles… bref, le succès de Chomolongma avait fait d’elle une grosse décharge. Et en altitude, rien ne se dégrade. La première expédition de nettoyage a récolté 30 tonnes de déchets !
Depuis 1976, l’Everest est classé parc national et devient l’objet de toutes les attentions !
Savez-vous combien de personnes nécessite une expédition de 8 alpinistes sur l’Everest ? Réponse sous l’image !

Expédition : 1 sirdar (guide), 3 cuisiniers, 4 sherpas (accompagnateurs) et 40 porteurs.
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Les gorilles se mettent-ils au cellulaire ? Non ! Ils en sont victimes !
Les gorilles africains, dont les mâles peuvent mesurer jusqu’à deux mètres et peser 250 kilos, ont déjà vu leur habitat naturel menacé et leur population diminuée à cause du braconnage et de la viande de brousse vendue sur le marché, à cause de la capture de leurs bébés vendus comme animaux de compagnie, et aussi à cause du virus ebola, qui touche aussi les humains. Mais voilà un autre danger qui fragilise la survie des gorilles de Kivu, en République démocratique du Congo : le cellulaire.
Entre le gorille et le téléphone, il y a le coltan, minerai rare mais essentiel à la fabrication des téléphones, des ordinateurs et des consoles de jeux. Et dont la région de Kivu possède 80 % des réserves mondiales. L’exploitation du coltan bouleverse l’habitat naturel des gorilles.

La population de gorilles africains est passée de 17 000 individus à 3000. Il y a urgence d‘agir si on ne veut pas voir disparaitre une autre espèce animale.
Alors, que faire ? D’abord, prendre conscience du problème et en parler autour de soi. Puis, consommer de façon réfléchie, c’est-à-dire, sans se jeter sur les derniers gadgets à la mode, en se demandant que faire des anciens gadgets, en sachant que chaque produit acheté exploite et consomme des ressources naturelles non renouvelables.
Tous nos actes de consommateurs ont un effet sur l’environnement. Surement plus important que l’effet sur notre bienêtre.
Jetez un coup d’oeil sur le site : Nature en danger….
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En Chine, les crottes de poulets ne vont pas aux poubelles, elles produisent de l’électricité ! Ces fientes sont traitées dans des usines de biogaz qui en récupèrent le méthane. 3 millions de poulets d’une usine de Pékin fournissent 192 tonnes d’excréments. La vente d’électricité produite rapporte 1 million de $ par an. Pékin voit grand et, d’ici 2010, ouvrira 4700 usines de grande taille pour alimenter 40 millions de foyers.

(visitez en passant le site : PMAF : Protection mondiale des animaux de ferme)
Quant à l’Australie, elle lorgne du côté de ses kangourous. Contrairement aux bovins et ovins dont les flatulences produisent 14% des émissions de gaz à effet de serre, les pets de kangourous ne dégagent pas de méthane, ce puissant gaz à effet de serre.
Pourquoi ? Parce que le kangourou a la chance de loger dans son tube digestif une bactérie écolo ! Celle-ci facilite la digestion et élimine les ballonnements !
L’équipe du Dr. Athol Klieve propose de plancher sur ce microorganisme, de l’isoler, puis de l’implanter dans le système digestif des ovins et bovins pollueurs. Mais ces recherches demanderont près de 3 ans d’étude. En attendant, une autre solution est envisagée : bannir bœuf et mouton du barbecue et les remplacer par des steaks de kangourou. Effets diététiques assurés : la viande de kangourou est pauvre en gras, riche en protéines, et saine, car elle ne provient pas d’élevage industriel et ne contient donc ni vaccins ni antibiotiques.

Manger du kangourou permettrait aussi de réguler une population de marsupiaux qui, dans certaines régions, atteint des niveaux inquiétants.
Quand vous verrez dans votre assiette une cuisse de poulet chinois ou un ragout de kangourou, dites-vous que vous participez à la lutte contre le réchauffement climatique !
(Source : Courrier international, n°897)
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