Anecdotes d’autrefois
Étiquette chez les grands de ce monde : comment bien se tenir à table sans mettre les pieds dans les plats.
Voici le manuel du parfait gentilhomme (d’hier et d’aujourd’hui)
Si le bonheur vous sourit un jour
D’être invité à la cour
Sachez vous y comporter
Sans vous y faire moquer.
Si l’envie vous prend de vous moucher
Vos deux doigts, il faut utiliser
Prenez soin aussitôt de poser le pied
Sur ce que vous venez d’expulser.
Il est indécent de curer un nez morveux
De la main gourmande qui a tenu
Une cuisse de poulet délicieusement dodue
Cela est vilain et honteux
Gardez-vous bien de vous gratter la tête
Et de chasser puces et poux
Qui tomberaient sur la coquette
Assise tranquillement près de vous.
Laissez donc ces joyeuses bêtes
Sur votre tête librement batifoler
Et évitez soigneusement que votre assiette
Ne soit vilainement infectée.
Surtout de péter prenez garde qu’il ne vous échappe
Retenez par les fesses ce vent malappris
Le rot, le pet et le vesse, même sous cape
Sont indécents en bonne compagnie.
Si, en société, l’envie vous saisit
De vider votre vessie
De grâce, épargnez vos amis
Car il n’est pas séant à un gentilhomme bien appris
De se dévêtir en présence d’autrui.
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Histoires de puces et de punaises
Puces et punaises élisaient souvent domicile dans la literie et hantaient le sommeil des paysans comme des princes. Indifférentes au lit de paillasse du pauvre ou au baldaquin du riche, elles s’en donnaient à cœur joie et, piquant et suçant le sang de leurs victimes, elles les soumettaient à des démangeaisons subites. Au réveil, les belles de l’époque avaient la surprise de découvrir quelques morsures sur leur visage et s’empressaient de les camoufler sous une marque de crayon noir.
La punaise avait la subtile délicatesse de dégager une odeur infecte dont elles parfumaient généreusement draps et dormeurs. L’habitude fut donc prise de capturer ces occupants illégaux avant de se coucher, de les rouler entre le pouce et l’index et de les écraser adroitement sous l’ongle.
Si, de nos jours, nous trouvons rarement des puces et des punaises dans notre lit, nous ne sommes pas à l’abri de quelques squatters acariens qui se régalent des petites particules organiques que nous leur offrons…. Bonne nuit !
* Dessin de Fabrice Wachter : lit à baldaquin
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Manger des coups, c’est bon pour la santé !
Vous avez de la difficulté à retenir vos leçons ? Et pourtant vous mangez du poisson pour fortifier votre mémoire ? Voici une recette efficace.
Au Moyen Âge, on pense que les coups marquent en profondeur l’esprit des jeunes enfants et favorisent la mémoire. Même quand une enfant vit un événement heureux, il reçoit une paire de gifles pour que son souvenir demeure toujours dans son esprit.
_ Voilà pour ton anniversaire, mon petit. Un cadeau et en prime, une paire de baffes ! Bon anniversaire !
Dans les écoles, la pratique des fessées est fréquente et même si tous les maîtres ne recourent pas aux coups, ils disposent d’un rameau d’olivier tout frais, signe de leur autorité.
La brutalité sera toutefois interdite dès le XIIIè siècle. Ouf ! Un maître accusé d’avoir brisé un os à l’un de ses élèves devra en répondre devant la justice.
_ Papa, le prof m’a cassé la clavicule !
Convaincu ? Pas vraiment ? Voulez-vous suggérer cette méthode à votre prof ?
(Illustration de Fabrice Wachter, Les Tribulations d’Aspirine, La révolte des encriers)
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Recette de poison dans l’Ancienne Égypte
La science des poisons est une science secrète, réservée aux prêtres et aux magiciens.
Voici les ingrédients préférés découverts dans leur cuisine :
_ l’ognon toxique dont le liquide paralyse la moelle épinière, le cerveau et les voies respiratoires,
_ le corallodendron, un fruit qui contient un poison mortel,
_ le venim de scorpion, d’un grand nombre de serpents, d’araignées ou de crapauds, qui déclenche une paralysie du système nerveux.
À utiliser avec modération…
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Le rap d’Akhénaton
À chanter sur un air rapé…
Si tu veux savoir qui je suis
Clique sur mon nom
Tu sauras que je suis
Pharaon à quinze ans
Que j’épouse ma cousine
La belle Nefertiti
Que j’ai six filles
Dont trois deviennent mes épouses
Personne ne sait où est ma tombe
Ni celle de ma femme
Certains disent que
Toutankhamon
Est mon rejeton
On a découvert son tombeau
Mais pas le mien…
Cherchez, cherchez Akhénaton
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Sacré Charlemagne (belle photo en-dessous !)
Rendons à Charlemagne ce qui lui appartient.Première vérité : Charlemagne n’a pas inventé l’école. Aussi vieille que l’écriture, l’école aurait 5 500 ans. Et elle n’est pas près de la retraite !Deuxième vérité : Charlemagne voulait assurer à son peuple un enseignement élémentaire : « Qu’on rassemble les fils de condition modeste, mais aussi les fils bien nés. Qu’on établisse des écoles pour l’instruction des garçons. Qu’on leur enseigne les psaumes, les notes, le chant, le calcul et la grammaire et qu’on dispose de livres bien corrigés ».Troisième vérité : Charlemagne était un fana de l’étude, pas de la lyre électrique. Il voulait tout savoir et s’entourait de professeurs et de savants.Quatrième vérité (la plus dure…) : Charlemagne connaissait plein de choses sur plein de sujets. Il parlait grec et latin… mais il ne savait pas écrire ! Malgré la patience de ses profs, il n’y arrivait pas ! Sa calligraphie était pourrie !Élève Charlemagne ! Vous êtes recalé !
Mais, au fait qui c’est, ce Charlemagne ???? Il était le roi des Francs, de 768 à 814. Belle barbe !!!  (dessin de Fabrice Wachter, illustrateur des Tribulations d’Aspirine)



























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