Avant le boom économique que connait la Chine, un enfant chinois coutait un bol de riz et une paire de baguettes de plus à mettre sur la table familiale. Aujourd’hui, l’enfant chinois est l’objet de toutes les attentions, de tous les sacrifices et le grand espoir de sa famille. Et il coute cher. Très cher !
Car avant d’arriver à l’université, le petit Chinois doit traverser avec succès les écoles primaire et secondaire et réussir l’examen d’entrée à la Grande École. Très souvent sa scolarité sera ponctuée de cours privés pour s’assurer que la matière enseignée à l’école soit maitrisée. Selon les moyens financiers des parents, l’enfant suivra aussi des cours de musique, d’art, de calligraphie, sera inscrit à des programmes de sport. La journée de travail est longue et la semaine n’en finit plus. Car le weekend n’est pas réservé au repos. Période idéale pour du rattrapage, pour les devoirs ou pour des activités organisées pour le bien de l’enfant. Pour son bien, c’est-à -dire pour son avenir. Un diplôme universitaire peut en effet être la promesse d’un bon travail.
Voyons un cas extrême (mais, parait-il, peu exceptionnel) : une maman très ambitieuse et exigeante confie son jeune Hua de 8 ans à une nounou qui devient son substitut. Son enfant est inscrit à un programme intensif dans une école internationale et suit des cours de piano, de violon, d’anglais, de coréen, de calligraphie et de littérature chinoise. Heureusement, l’enfant est aussi inscrit à la piscine. Pour les parents de cet enfant, ce sont environ 1500 $ qui sortent tous les mois pour les cours particuliers.
Hua est très fatigué et stressé. Mais sa maman veut le « structurer et lui donner les meilleures chances pour son avenir car, dit-elle, nous vivons dans une société très compétitive ». La nounou de Hua nous avoue que le petit pleure souvent.
Un enfant chinois entrainé doit être capable de réciter les pensées de Confucius (lettré et philosophe de la Chine, vers 551 à 479 av. J-C.) et peut vous faire 40 opérations mentales en 3 minutes ! Et vous, combien pouvez-vous en faire ?
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L’Everest au centimètre près !
Les dernières mesures effectuées par des scientifiques chinois donnent la hauteur réelle de l’Everest : 8 844,3 m. Elles ne tiennent pas compte de la couche de glace de 3,5 m qui couvre le sommet.
Une mesure datant de 1975 donnait 8 848,3 m. La plus récente mesure par satellite en 1993 donnait 8 846, 3m. Même si les dernières mesures lui enlèvent quelques mètres, l’Everest maintiendra toujours son titre de « toit du monde ». Le nom tibétain de cette célèbre montagne est Chomolongma, qui veut dire « déesse-mère du monde », mais elle porte le nom du colonel Everest, un officier et géophysicien britannique. En 1841, celui-ci fut le premier à reconnaitre que Chomolongma était le plus haut sommet de la planète.
L’altitude ne refroidit pas les alpinistes et randonneurs qui sont nombreux à escalader cette déesse. Malheureusement, ils laissent derrière eux des ordures : déchets alimentaires, bouteilles, sacs de couchage, piles… bref, le succès de Chomolongma avait fait d’elle une grosse décharge. Et en altitude, rien ne se dégrade. La première expédition de nettoyage a récolté 30 tonnes de déchets !
Depuis 1976, l’Everest est classé parc national et devient l’objet de toutes les attentions !
Savez-vous combien de personnes nécessite une expédition de 8 alpinistes sur l’Everest ? Réponse sous l’image !

Expédition : 1 sirdar (guide), 3 cuisiniers, 4 sherpas (accompagnateurs) et 40 porteurs.
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Puces et punaises élisaient souvent domicile dans la literie et hantaient le sommeil des paysans comme des princes. Indifférentes au lit de paillasse du pauvre ou au baldaquin du riche, elles s’en donnaient à cœur joie et, piquant et suçant le sang de leurs victimes, elles les soumettaient à des démangeaisons subites. Au réveil, les belles de l’époque avaient la surprise de découvrir quelques morsures sur leur visage et s’empressaient de les camoufler sous une marque de crayon noir.
La punaise avait la subtile délicatesse de dégager une odeur infecte dont elles parfumaient généreusement draps et dormeurs. L’habitude fut donc prise de capturer ces occupants illégaux avant de se coucher, de les rouler entre le pouce et l’index et de les écraser adroitement sous l’ongle.
Si, de nos jours, nous trouvons rarement des puces et des punaises dans notre lit, nous ne sommes pas à l’abri de quelques squatters acariens qui se régalent des petites particules organiques que nous leur offrons…. Bonne nuit !
* Dessin de Fabrice Wachter : lit à baldaquin

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Il faut éclairer quelques lanternes qui associent trop souvent la réforme de l’éducation du Québec à son mode d’évaluation.
D’une part, les principes de base de la réforme ne peuvent être contestés, car ils reposent sur des contenus disciplinaires et des approches pédagogiques qui n’ont rien de révolutionnaire.
Le contenu = quoi enseigner. L’approche = comment l’enseigner. Les profs qui ont lu la réforme et l’ont comprise n’ont certes pas à s’y opposer. Je ne tenterais pas ici de reprendre les points essentiels de la réforme sous ces deux aspects. Je soulignerais toutefois les deux éléments complémentaires qui dominent le programme de formation : 1) - une pédagogie active fondée sur l’intégration des matières : reflet des activités humaines qui se développent et interagissent entre elles, l’enseignement par l’intégration des matières repose sur le fait que les disciplines ne doivent pas être livrées comme des bulles de savoir autonome et indépendantes les unes des autres. Ainsi se définissent les liens entre elles et se crée dans l’esprit de l’élève un réseau de connaissances.
2) - une approche pédagogique par projets : par sa dynamique créative, cette approche permet d’élargir les domaines de connaissances des élèves. Ceux-ci apprennent à explorer un sujet sous les angles de la science, comme de l’histoire ou des mathématiques. C’est peut-être cette dernière approche que combattent les enseignants frileux, car elle demande de leur part, non seulement une vision multidisciplinaire des sujets de recherche proposés, mais aussi de renoncer à un enseignement magistral.
D’autre part, l’évaluation n’est qu’un mode de vérification des acquis de l’apprenant. Que l’élève soit évalué par une note sur 100, par une lettre, par un soleil ou un nuage, cela ne fait que donner un point de repère à l’élève et aux parents. Les connaissances dans certaines disciplines, comme l’histoire, la compréhension de texte ou les sciences, sont difficiles à quantifier si les réponses attendues demandent réflexion, raisonnement et méthode. Associer des noms de capitales à leur pays, des dates à des évènements précis ou décrire la composition de l’air, peuvent encore faire l’objet d’un examen de contrôle. Mais, il est clair que les évaluations de ces disciplines ne sauraient se contenter de telles mesures. Pour que le parent, dont le rejeton connait sa propre valeur par rapport à ses copains de classe, place son enfant sur une échelle graduée, il lui faut consulter ses travaux notés, ses devoirs, réviser avec lui ses leçons.
Comment consulter les travaux notés ? Par le portfolio dans lequel l’élève classe ses travaux. Bien sûr, le portfolio n’a d’intérêt que si l’enseignant y voit un palliatif au bulletin et y accorde le temps nécessaire pour commenter les travaux. Le portfolio devient le carnet de route, le bulletin permanent de l’élève. Lui-même y reconnait ses progrès, ses lacunes, ses bons coups, ses faiblesses. Un équilibre entre ce qu’il sait et maitrise et ce qu’il doit réviser.
Or, le bulletin apparait comme un relevé de compteur électrique. À date fixe, l’enseignant calcule, fait des pourcentages, place l’élève comme un pion sur une échelle de valeurs. Et les commentaires, aussi imprécis que brefs parce que choisis dans une liste de commentaires insipides, ne peuvent aider les parents à comprendre les progrès ou les défaillances de leur enfant. D’où leur désarroi et le rejet en bloc de cette forme d’évaluation qu’ils croient à tort être le pilier de la réforme.
Certains enseignants s’accommodent très bien de ces évaluations informatisées. D’autres, reconnaissant leur manque de rigueur, choisissent le portfolio et l’information directe aux parents par le biais de commentaires sur des travaux à faire signer.
Pour qu’une évaluation soit juste, elle doit être continue et refléter les progrès dans les apprentissages des contenus disciplinaires et des compétences transversales.
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Vous avez de la difficulté à retenir vos leçons ? Et pourtant vous mangez du poisson pour fortifier votre mémoire ? Voici une recette efficace.

Au Moyen Âge, on pense que les coups marquent en profondeur l’esprit des jeunes enfants et favorisent la mémoire. Même quand une enfant vit un événement heureux, il reçoit une paire de gifles pour que son souvenir demeure toujours dans son esprit.
_ Voilà pour ton anniversaire, mon petit. Un cadeau et en prime, une paire de baffes ! Bon anniversaire !
Dans les écoles, la pratique des fessées est fréquente et même si tous les maîtres ne recourent pas aux coups, ils disposent d’un rameau d’olivier tout frais, signe de leur autorité.
La brutalité sera toutefois interdite dès le XIIIè siècle. Ouf ! Un maître accusé d’avoir brisé un os à l’un de ses élèves devra en répondre devant la justice.
_ Papa, le prof m’a cassé la clavicule !
Convaincu ? Pas vraiment ? Voulez-vous suggérer cette méthode à votre prof ?
(Illustration de Fabrice Wachter, Les Tribulations d’Aspirine, La révolte des encriers)
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Les gorilles se mettent-ils au cellulaire ? Non ! Ils en sont victimes !
Les gorilles africains, dont les mâles peuvent mesurer jusqu’à deux mètres et peser 250 kilos, ont déjà vu leur habitat naturel menacé et leur population diminuée à cause du braconnage et de la viande de brousse vendue sur le marché, à cause de la capture de leurs bébés vendus comme animaux de compagnie, et aussi à cause du virus ebola, qui touche aussi les humains. Mais voilà un autre danger qui fragilise la survie des gorilles de Kivu, en République démocratique du Congo : le cellulaire.
Entre le gorille et le téléphone, il y a le coltan, minerai rare mais essentiel à la fabrication des téléphones, des ordinateurs et des consoles de jeux. Et dont la région de Kivu possède 80 % des réserves mondiales. L’exploitation du coltan bouleverse l’habitat naturel des gorilles.

La population de gorilles africains est passée de 17 000 individus à 3000. Il y a urgence d‘agir si on ne veut pas voir disparaitre une autre espèce animale.
Alors, que faire ? D’abord, prendre conscience du problème et en parler autour de soi. Puis, consommer de façon réfléchie, c’est-à -dire, sans se jeter sur les derniers gadgets à la mode, en se demandant que faire des anciens gadgets, en sachant que chaque produit acheté exploite et consomme des ressources naturelles non renouvelables.
Tous nos actes de consommateurs ont un effet sur l’environnement. Surement plus important que l’effet sur notre bienêtre.
Jetez un coup d’oeil sur le site : Nature en danger….
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En Chine, les crottes de poulets ne vont pas aux poubelles, elles produisent de l’électricité ! Ces fientes sont traitées dans des usines de biogaz qui en récupèrent le méthane. 3 millions de poulets d’une usine de Pékin fournissent 192 tonnes d’excréments. La vente d’électricité produite rapporte 1 million de $ par an. Pékin voit grand et, d’ici 2010, ouvrira 4700 usines de grande taille pour alimenter 40 millions de foyers.

(visitez en passant le site : PMAF : Protection mondiale des animaux de ferme)
Quant à l’Australie, elle lorgne du côté de ses kangourous. Contrairement aux bovins et ovins dont les flatulences produisent 14% des émissions de gaz à effet de serre, les pets de kangourous ne dégagent pas de méthane, ce puissant gaz à effet de serre.
Pourquoi ? Parce que le kangourou a la chance de loger dans son tube digestif une bactérie écolo ! Celle-ci facilite la digestion et élimine les ballonnements !
L’équipe du Dr. Athol Klieve propose de plancher sur ce microorganisme, de l’isoler, puis de l’implanter dans le système digestif des ovins et bovins pollueurs. Mais ces recherches demanderont près de 3 ans d’étude. En attendant, une autre solution est envisagée : bannir bœuf et mouton du barbecue et les remplacer par des steaks de kangourou. Effets diététiques assurés : la viande de kangourou est pauvre en gras, riche en protéines, et saine, car elle ne provient pas d’élevage industriel et ne contient donc ni vaccins ni antibiotiques.

Manger du kangourou permettrait aussi de réguler une population de marsupiaux qui, dans certaines régions, atteint des niveaux inquiétants.
Quand vous verrez dans votre assiette une cuisse de poulet chinois ou un ragout de kangourou, dites-vous que vous participez à la lutte contre le réchauffement climatique !
(Source : Courrier international, n°897, 10 janvier 2008)
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Le Web 2 est devenu une grande cour d’école sans surveillance. On est loin de la Guerre des tuques ou des boutons. Loin de la taquinerie qui, bien que reçue de façon différente par les taquinés, permet malgré tout d’inverser les rôles. Je te taquine, tu me taquines, on se fâche et demain, on fait la paix. Loin des graffitis gribouillés sur les murs des toilettes de l’école. Aujourd’hui, la diffusion éclate et franchit les clôtures de la cour d’école.
Le Web 2 a donné à cette raillerie insultante et blessante qu’est le sarcasme un espace sans limites. Le sarcasme choisit sa victime, la ridiculise, l’abaisse et la détruit. Le blog, la page web personnelle, le forum de discussion, sont ses plaques tournantes. S’y expriment, pêlemêle, chantage, menace, pression ou intimidation pour le plaisir de l’agresseur et de ses acolytes.

La cyberintimidation est née, nouveau mot dans le registre du vocabulaire haineux.
D’un côté, devant son écran qui lui offre l’illusion de l’impunité, l’agresseur masculin ou féminin crache sa haine, se délecte de ses propos et, ce faisant, en rajoute. Car il est là aussi, le problème : fébrilité et surchauffe. On tape plus vite que sa pensée, on clique plus vite que sa raison.
De l’autre côté, la victime. Rumeurs, commérages, exclusion. Plus les agressions virtuelles augmentent, plus les comportements de l’agresseur se manifestent à l’école et sont appuyés par ses acolytes, et plus la victime souffre d’exclusion, de rejet. Elle doit affronter le regard et le jugement d’autrui, ou faire tout pour les éviter. Le fait d’être exclue dégrade sa confiance en elle et la pousse à l’isolement. Les résultats scolaires baissent et avec eux, l’estime de soi. L’agresseur a gagné.
Un site intéressant sur la question : FINIE L’INTIMIDATION. Allez voir l’histoire de Sarah.
Quelques chiffres révélés par Sécurité Canada : dans les premières années du secondaire, 65% des garçons et 75% des filles se disent verbalement ou socialement agressifs. Ces attaques se produisent généralement entre jeunes du même sexe. Vers la fin du secondaire, ce sont les sentiments amoureux, les frustrations, les refus à une demande de sortie, par exemple, qui vont favoriser les comportements agressifs.
Avec le Web 2, votre passé vous poursuit. Photos compromettantes, propos désobligeants que vous avez un jour lancés, situations gênantes que vous préférez oublier… tout cela peut vous retomber sur le coin de la margoulette. Alors, pour éviter de se trouver un matin sur le cellulaire des copains, les jeunes vont se tenir à carreau, vont perdre confiance dans les copains car chacun d’eux peut se transformer en diffuseur de potins croustillants. Dommage ! L’ère de la spontanéité risque de disparaitre.
Dur, dur d’être un ado !
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QUI SOUFFLERA SUR LES 400 BOUGIES ? CHAMPLAIN OU DUGUA ?
Alors que Québec vient de lancer son programme de festivités, les historiens mettent un petit grain de sable dans l’histoire en posant la question qui tue : qui est le fondateur de Québec ?
Samuel de Champlain, bien sûr ! Nous l’avons appris à l’école !

Notre vedette : Samuel de Champlain
Mais il ne faut pas laisser dans l’ombre un nommé Pierre Dugua de Mons. Celui-ci est nommé Lieutenant général en Amérique septentrionale (= du nord) par le roi Henri IV, en 1603. Il a la mission d’y fonder une colonie et reçoit en échange de cette périlleuse aventure le monopole (= exclusivité) de la traite des fourrures.

1604 : petite expédition en Amérique du nord : Dugua est accompagné de Samuel de Champlain, géographe du roi, et de Jean de Poutrincourt. Installation sur l’Ile St-Croix en Acadie. Le premier hiver, le scorbut tuera 35 des 80 hommes.
1605 : Dugua installe la colonie à Port-royal, toujours sur la baie de Fundy. Il donne à Champlain le titre de Lieutenant.
1608 : Champlain a convaincu Dugua que Québec est un endroit idéal pour y installer la colonie : forêts pleines de gibier, eaux poissonneuses et terres fertiles. Le 3 juillet 1608, il arrive à Québec avec ses hommes et fonde l’Abitation au nom du monopole de Dugua de Mons.
Alors qui est le fondateur de Québec ? Champlain qui a flairé le bon endroit ou Dugua qui a permis et favorisé la fondation de Québec ?
Dans le doute : Bonne fête, Samuel ! Bonne fête, Pierre !
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Astérix et Obélix parlent maintenant en mirandais, deuxième langue officielle du Portugal, parlée par environ 10 000 Mirandais, au nord-est du pays. Langue latine, le mirandais est un mélange de léonais, parlé dans le nord de l’Espagne et du portugais. À retenir… on peut toujours en avoir besoin !

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