Contre l’effet de serre : crottes de poulets et pets de kangourous !
Publié par Claude-Émilie Marec dans Actualités, Sciences, tags: changement climatique, crottes poulet, efet de serre, kangourouEn Chine, les crottes de poulets ne vont pas aux poubelles, elles produisent de l’électricité ! Ces fientes sont traitées dans des usines de biogaz qui en récupèrent le méthane. 3 millions de poulets d’une usine de Pékin fournissent 192 tonnes d’excréments. La vente d’électricité produite rapporte 1 million de $ par an. Pékin voit grand et, d’ici 2010, ouvrira 4700 usines de grande taille pour alimenter 40 millions de foyers.
(visitez en passant le site : PMAF : Protection mondiale des animaux de ferme)
Quant à l’Australie, elle lorgne du côté de ses kangourous. Contrairement aux bovins et ovins dont les flatulences produisent 14% des émissions de gaz à effet de serre, les pets de kangourous ne dégagent pas de méthane, ce puissant gaz à effet de serre.
Pourquoi ? Parce que le kangourou a la chance de loger dans son tube digestif une bactérie écolo ! Celle-ci facilite la digestion et élimine les ballonnements !
L’équipe du Dr. Athol Klieve propose de plancher sur ce microorganisme, de l’isoler, puis de l’implanter dans le système digestif des ovins et bovins pollueurs. Mais ces recherches demanderont près de 3 ans d’étude. En attendant, une autre solution est envisagée : bannir bœuf et mouton du barbecue et les remplacer par des steaks de kangourou. Effets diététiques assurés : la viande de kangourou est pauvre en gras, riche en protéines, et saine, car elle ne provient pas d’élevage industriel et ne contient donc ni vaccins ni antibiotiques.
Manger du kangourou permettrait aussi de réguler une population de marsupiaux qui, dans certaines régions, atteint des niveaux inquiétants.
Quand vous verrez dans votre assiette une cuisse de poulet chinois ou un ragout de kangourou, dites-vous que vous participez à la lutte contre le réchauffement climatique !
(Source : Courrier international, n°897)





Bulletins (RSS)